Madame Aptel

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Bienvenue en classes préparatoires !

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Qu’est ce que la prépa ?

La prépa est un monde bien particulier avec ses propres codes et son vocabulaire spécifique qui contribuent à son « folklore ». Voici quelques pistes pour comprendre le sens de ces termes et expressions utilisés par vos interlocuteurs.

         CPGE : Acronyme de Classes Préparatoires aux Grandes Écoles.

         Bizuth : Élève de 1ère année de classe préparatoire.

         3/2 (lire : trois demies) : Élève de 2ème année de classe préparatoire.

         Carré : Élève de deuxième année de classe préparatoire.

         Cuber : Redoubler sa deuxième année pour repasser les concours.

         5/2 (lire cinq demies) : Élève redoublant sa 2e année de classe préparatoire.

         Bicarré : (fait rare) Élève qui triple sa deuxième année de prépa. On dit aussi 7/2.

         Les épices : Classes préparatoires commerciales.

         Prépa HEC : Préparation au Haut Enseignement Commercial, c'est à dire à toutes les Grandes Écoles de Commerce.

         Khôlle (ou colle) : Interrogation orale d’une durée de 40 minutes en principe (20 minutes de préparation et 20 minutes de passage devant le professeur) effectuée une ou plusieurs fois par mois dans chaque matière, afin de se préparer aux concours. Pensez à programmer vos révisions en conséquence !

 

Les tuyaux pour réussir sa prépa sans stress

Objectif concours !

Un démarrage sur les chapeaux de roue

Un maìtre mot : l’organisation

Privilégier la régularité

Une semaine typique

Un esprit sain dans un corps sain

L’entraide

Objectif concours !

Il est essentiel de bien garder à l’esprit le but de ces deux années de travail intensif : le concours, portant sur le programme des deux années.

D’où l’importance de bien travailler chaque matière régulièrement et de ne pas s’autoriser d’impasses sur un ou plusieurs thèmes étudiés en cours.

Les notes obtenues pendant l’année sont importantes pour vous évaluer, vous situer par rapport au niveau de vos camarades, mais elles ne compteront pas pour le concours.

Vous devrez donc tout au long de l’année vous préparer pour briller lors des épreuves finales : mémoriser, synthétiser sa pensée et ses connaissances et les mobiliser avec pertinence grâce à des méthodes expérimentées pendant l’année, tout un programme !

Un démarrage sur les chapeaux de roues

Les premières semaines vous sembleront sans doute difficiles parce que vous n’êtes pas encore accoutumés au rythme de la prépa. Vous aurez très vite l’impression de crouler sous la masse de travail mais ne vous découragez pas, c’est tout à fait normal ! Vous devez simplement vous adapter à cette organisation particulière et développer votre capacité de résistance au stress.

Ne vous formalisez pas non plus sur vos notes qui vous paraìtront parfois excessivement basses. Non, vous ne vous êtes pas trompés d’orientation, oui vous avez toujours votre place en prépa. Les professeurs appliquent un barème très exigeant, surtout en début d’année pour que vous donniez le meilleur de vous-mêmes.

Vous devez vous libérer des réflexes de vos années lycées et ne pas considérer une note comme une fin en soi. Elle ne correspond qu’à une photographie de votre niveau à un instant t, mais c’est dans une logique de long terme que vous devez réfléchir. Vous gagnerez ainsi en maturité et prendrez du recul par rapport à vos évaluations.

 

Un maìtre mot : l’organisation

Tout d’abord, regardez autour de vous…: vous n’êtes pas seul à crouler sous les préparations de khôlles et autres devoirs surveillés qui s’enchainent à un rythme effréné.

Relativisez et apprenez à fixer des priorités.

Par exemple, astreignez-vous à relire vos notes le soir, même après une journée chargée, cela permet de mieux les mémoriser et évite aux lacunes de s’installer. N’oubliez pas que plus vous êtes évalués, plus vous vous retrouvez en situation de type concours, et plus vous allez maitriser les méthodes nécessaires et les transformer en automatismes pour réussir le jour J.

 

Privilégier la régularité

Même s’il est parfois tentant de consacrer tout son temps à réviser « l’interro du lendemain », il ne sert à rien de passer une nuit blanche pour réviser une khôlle ou une interro si vous devez être fatigué jusqu’à la fin de la semaine et oublier la moitié de ces connaissances péniblement acquises.

Se fixer un planning de travail hebdomadaire permet ainsi de travailler de façon régulière, efficace et sans stress.

Une semaine typique

Vous aurez entre 30 et 40 heures de cours auxquelles s’ajoutent les khôlles (2 minimum par semaine) et les devoirs surveillés (environ un par semaine soit 4 heures supplémentaires).

En moyenne, on compte environ 4 heures de travail personnel le soir. Certains auront besoin de davantage de temps pour assimiler les cours.

La clé pour réussir sans se sentir débordé est l’efficacité : il ne sert à rien de travailler des heures sans rien retenir ! Si vous sentez que vous êtes moins attentif, ou que vous rêvassez, accordez vous une petite pause pour revenir plus concentré.

Un esprit sain dans un corps sain

Un bon équilibre de vie peut être une des clés de la réussite. Ainsi devrez-vous vous ménager des temps de pause dans votre emploi du temps, ce qui n’est en aucun cas du temps perdu. Vos capacités cérébrales comme votre moral ont besoin de ces moments de détente qui vous permettront d’attaquer la suite avec plus d’efficacité.

Deux heures de sport dans la semaine est un bon moyen d’évacuer le stress accumulé et de se préserver une bonne forme physique.

Ne négligez pas non plus votre vie sociale, organisez des sorties entre amis, cultivez-vous.

Stressé(e) de perdre du temps ? Mettez à profit ces moments de détente et de régénération : soyez constamment en « veille culturelle » en restant attentif et ouvert à tout ce qui se passe dans votre environnement immédiat. L’affiche d’une exposition sur l’impressionnisme ? L’annonce d’un débat intéressant à la radio ou la télévision ? Soyez réceptifs à toutes les informations qui vous intéressent et qui pourront éventuellement vous servir de terreau pour votre entretien de personnalité ou même être mobilisées pour votre dissertation de culture générale.

Gardez en tête que ceux qui obtiennent les meilleurs résultats ne sont pas ceux qui se sont totalement enfermés pendant deux ans.

L’entraide

Contrairement aux clichés, la compétition n'est pas si exacerbée en prépa. 
Certes, vous concourrez tous pour la meilleure école possible mais sachez que la solidarité peut être plus payante que l’individualisme pur et dur. Confronter ses difficultés avec celles des autres peut résoudre de nombreux problèmes. De même, s’astreindre à expliquer une méthode à ses coreligionnaires peut être un moyen efficace de bien l’assimiler.

Des journées d'intégration, des systèmes de parrainage sont souvent mis en place pour améliorer l’intégration des nouveaux « bizuths » et favoriser les synergies entre les différentes années.

La question :

 

Que faire en cas d’échec ? 
Dites-vous que ces années intensives vous ont doté d’une capacité de travail qui vous servira par la suite…

Si aucune école ne vous ouvre ses portes ou si vous avez décidé de vous arrêter en cours de prépa, il faut vous tourner vers l’université : en fonction de votre dossier, vous pourrez décrocher une équivalence en 2e année, licence, voir en IUP. Dans certaines disciplines, il est également possible d’entrer en deuxième année de BTS ou d’IUT.

A vous de vous renseigner sur les possibilités d’équivalence ou sur les accords passés entre établissements. D’où l’intérêt et l’importance de s’inscrire en même temps à la fac et en prépa.

 

Bienvenue...


... sur le site de Madame Aptel, professeur de Mathématiques CPGE (ECE première année) au Lycée Ozenne.



Les mathématiques sont la poésie des sciences.
Léopold Sédar Senghor

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